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  Itineraire Oristano Sardaigne


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Itineraire Oristano Sardaigne

Itineraire Oristano Sardaigne

LA PROVINCE D’ORISTANO

Ales - Arborea - Santa Giusta - Oristano - Fordongianus

Durée : une journée - Parcours : environ 80 Km

 tharros
Fouilles de la ville phénico-punique et romaine de Tharros

 

Sous la chaîne du Mont Arci qui fut un important gisement d’obsidienne à l’époque préhistorique, se trouve Ales où nous pourrons admirer la belle Cathédrale du XVIIe siècle, reconstruite par le maître maçon génois Domenico Spotorno. Le tout proche Musée du Diocèse, qui sera ouvert prochainement, présentera les précieux témoignages artistiques (les parements et objets sacrés en argent) et documentaires des évêques qui se sont succédés au fil du temps. En parcourant la nationale SS 131 pendant environ 17 Km, on arrive à la bifurcation pour Uras dont on dépasse le centre jusqu’au carrefour avec la provinciale SP 126 à prendre à droite. Après 14 Km on arrive au centre urbain d’Arborea. Fondé en 1928 avec le nom de Mussolinia, il se caractérise par la disposition symétrique des édifices sur la place centrale. L’église de Santa Maria Ausiliatrice, avec le précieux retable du peintre Filippo Figari, vous enchantera. En sortant d’Arborea, on prend au Nord la route pour Santa Giusta où l’on arrive au centre urbain après environ 12 Km. Il est situé sur le site d’une antique ville phénico-punique d’Othoca qui devient ensuite romaine. Du haut d’un coteau, l’ex-cathédrale romane de Santa Giusta domine tout le site, sa construction fut entreprise après 1118 et terminée en 1144. Elle présente un détail tout à fait particulier, sa crypte en formes romanes et unique en Sardaigne, dont les voûtes appuient sur des colonnes et des chapiteaux anciens. En continuant vers le Nord, on arrive, après 5 Km, au centre urbain d’Oristano. De la place Mannu où s’ouvrait l’une des portes médiévales des murs d’enceinte, on prend à gauche la via Vittorio Emanuele où l’on aboutit à la cathédrale de Santa Maria. Erigée en style roman sur un autre édifice byzantin du XIIe siècle, elle conserve deux splendides chancels en marbre avec des Lions qui saisissent des faons et Daniel dans la fosse des lions dont la partie arrière fut retouchée par un sculpteur catalan à l’occasion de l’agrandissement de la cathédrale et de la construction du transept gothique. De tout ceci il reste encore la chapelle du Santissimo ou du Rimedio. Sur son autel est vénérée la statue en pierre de la Vierge à l’enfant, sculptée par un artiste catalan au XIVe siècle. L’une des chapelles latérales conserve la statue en bois de la Vierge annoncée (attribuée à Francesco di Valdambrino, sculpteur toscan du début du XVe siècle). Entre 1729 et 1745 l’église fut entièrement reconstruite et, au XIXe siècle furent ajoutés les bras du transept en style néoclassique d’après le projet de Cominotti. Dans l’Archivietto (XVIIe siècle) sont conservés, outre les chancels, deux heurtoirs en bronze avec la tête d’un lion remontant à 1228 et signés par le maître Placentinus A ne pas sous-estimer la série de recueils miniaturés avec des textes de chant grégorien enrichis de précieuses miniatures dont les plus anciennes remontent au XIIIe siècle. Sur la place s’élève, isolé, le monumental beffroi médiéval en style Baroque piémontais qui se termine par une coupole d’après le projet de l’ingénieur militaire de la maison de Savoie Davisto et, à proximité se trouvent l’ancien Séminaire et l’Episcope. En continuant le long de la via Duomo, on se trouve face à l’église de San Francesco, d’origine gothique et reconstruite en 1838 par l’architecte Gaetano Cima en style néoclassique, qui conserve jalousement deux importantes œuvres médiévales. Il s’agit de la statue en marbre d’un Saint Evêque de Nino Pisano (1360 environ) et du prétendu Crucifix de Nicodème (XIVe siècle, une sculpture en bois de grandes dimensions dont la caractéristique prépondérante est l’expression dramatique mise en évidence par le choix du crucifix gothique. Après avoir traversé Piazza Eleonora, en continuant à droite, on arrive sur le corso Umberto qui aboutit sur la piazza Roma où s’élève la tour médiévale de San Cristoforo (ou de Mariano) avec ses murs d’enceinte de hauteur considérable elle conserve encore aujourd’hui la cloche en bronze du XVe siècle qui marquait les événements de la communauté. Tout aussi important est le complexe monumental de l’église et du couvent du Carmine, édifiés au cours du XVIIIe siècle d’après le projet de l’architecte de la maison de Savoie Giuseppe Viana, une intervention homogène dans le style architectonique et le décor interne (stucs, fers forgés, marbres marquetés). Par la via Garibaldi, on rejoint l’église gothique de Santa Chiara, construite entre 1343 et 1348 et, ensuite, l’Antiquarium Arborense qui conserve deux tables du Retable de San Martino (XVe siècle) et des vestiges archéologiques importants remontant de l’époque préhistorique à l’époque byzantine et provenant notamment de la zone d’Oristano. D’Oristano on prend la provinciale SP 388 en direction Est et, après environ 25 Km, on arrive dans le centre urbain de Fordongianus, édifié sur le site de l’antique ville de Forum Traiani. Les thermes romaines en sont les traces, avec leurs bassins alimentés par les sources d’eau chaude et froide, dans un décor assez suggestif le long de la rive du fleuve Tirso. En dehors du centre habité se dresse l’église romane de San Lussorio, consacrée au saint martyrisé en 304 et persécuté par l’empereur Dioclétien. 


LA PROVINCE D’ORISTANO

Cabras - Bosa - Santu Lussurgiu - Bonarcado - Milis Ghilarza - Abbasanta

Durée : deux journées - Parcours : environ 150 km

 bosa
BOSA

Au nord du golfe d’Oristano, sur l’étang homonyme, on quitte le centre habité de Cabras pour se diriger vers le sud jusqu’à Capo San Marco, pointe méridionale extrême de la péninsule du Sinis. C’est ici que fut fondée par les Phéniciens, entre le IXe et le VIIe siècle avant J. C la ville de Tharros, l’une des villes les plus importantes de la Sardaigne à l’époque punique et romaine. Ses activités commerciales florissantes sont attestées par les bijoux et d’autres vestiges de la nécropole, qui documentent l’ample rayon d’action des échanges avec les pays de la Méditerranée occidentale et orientale. La zone urbaine conserve de vastes quartiers habités et des temples, parmi lesquels les soubassements d’un sanctuaire taillés dans la pierre. On revient en arrière pour une halte à l’église byzantine de San Giovanni de Sinis avec sa coupole si suggestive surtout si vue de l’intérieur et, ensuite au sanctuaire hypogéique de San Salvatore, assez renommé car dans le village au-dessus furent tournés de nombreux films westerns à l’italienne. Le sanctuaire fut érigé à l’endroit d’un culte des eaux très ancien. Les souterrains conservent encore des dessins, des peintures et des inscriptions de l’époque romaine. En reparcourant la route jusqu’à Cabras, on prend la route côtière 292 vers le Nord et, après environ 60 Km, on arrive au centre de Bosa. Au numéro 57 du Corso Vittorio Emanuele II, artère principale de la ville, à Casa Deriu, a son siège la Pinacothèque Communale qui expose les œuvres du peintre, décorateur et céramiste Melkiorre Melis, l’un des principaux promoteurs des arts appliqués du XXe siècle en Sardaigne. Le Château des Malaspina, juché au sommet du col de Serravalle, fut construit en différentes phases à partir de 1112. A l’intérieur des murs d’enceinte se trouve la chapelle gothique de Nostra Signora de sos Regnos altos, avec des fresques du XIVe siècle qui se trouvent seulement sur trois murs et qui présentent : la Dernière cène, une série de saintes, la Rencontre des trois morts et des trois vivants. En remontant la rive gauche du Temo et en parcourant la via Sant’Antonio Abate, on arrive à l’église romane de San Pietro extra-muros, bâtie entre 1073 et 1300 comme cathédrale de Bosa. En revenant en arrière sur la route 292 pendant 23 Km jusqu’à Cuglieri, on prend la route qui conduit à Santu Lussurgiu et, après 14 Km, on tourne en direction du site boisé où fut érigée l’église romane de San Leonardo de Siete Fuentes. Les caractéristiques du lieu suggérèrent la construction d’un hôpital qui résultait érigé, au XIVe siècle, par l’ordre des Ospedalieri de San Giovanni. En continuant vers le sud, après avoir dépassé Santu Lussurgiu et après 8 Km, on arrive à Bonarcado, petite ville située au pied du Montiferru qui accueille le complexe de Santa Maria auquel appartiennent le sanctuaire et l’église. Le sanctuaire byzantin, construit sur les restes d’un édifice thermal roman construit en briques dont il ne reste qu’un bassin et une fenêtre, est dédié à la Madonna de Bonacattu. Cette dénomination populaire dérive, à travers des passages intermédiaires, du titre du sanctuaire original consacré à la Vierge Immaculée ("panachrantos") vénérée à l’époque byzantine. A l’intérieur, on vénère la Sainte Vierge représentée dans un bas-relief en terre cuite du XVe siècle et, la façade du sanctuaire en style néoroman est exposée au nord. L’église romane de Santa Maria présente deux phases de construction et elle est mentionnée dans le Condaghe de Santa Maria di Bonarcado dont les documents remontent entre le XIIe et le XIIIe siècle. Il s’agit d’un document sur parchemin relatif à l’administration du monastère actuellement conservé dans la Bibliothèque Universitaire à Cagliari. La lecture de ces documents présente un tableau très intéressant de la société de l’époque parce que, outre conserver les enregistrements des possessions du monastère, il témoigne les liens existants entre les moines et d’autres institutions de différente importance. En continuant vers le sud, après à peine 8 Km, on rejoint le petit centre de Milis où, dans sa banlieue, s’érige dans l’enceinte du cimetière, l’église romane de San Paolo. Dans le proche centre de San Vero Milis, vous pourrez visiter l’imposant nuraghe S’Uraki dont les fouilles sont encore en cours. Arrivés à la nationale SS 131 en direction Abbasanta et après avoir parcouru environ 22 Km, on prend la bifurcation en direction de Ghilarza et l’on arrive après 3 Km à l’agglomération. Dans la banlieue nord de l’agglomération se dresse l’église romane de San Palmerio, proche d’une grosse tour d’époque aragonaise. En sortant de la banlieue orientale de Ghilarza et arrivés à la bifurcation de Boroneddu, on remonte à gauche pendant quelques kilomètres vers l’agglomération de Zuri où se dresse l’église gothique de San Pietro dont la construction fut commencée en 1291 et terminée en 1336. Jadis le commanditaire giudicale arborense y eut un rôle fondamental et, en particulier, Mariano II de Bas Serra qui chargea le maître Anselmo da Como de réaliser cet édifice ouvertement orienté au gothique. Au cours des années Vingt du siècle dernier, l’église fut démontée de son siège original et reconstruite pierre par pierre sur son site actuel afin d’éviter sa submersion très probable à cause de la création du lac Omodeo, bassin artificiel du Tirso. De Ghilarza, on prend la nationale "Carlo Felice" (SS 131) et juste à la hauteur du raccord, il est possible de visiter le beau nuraghe Losa, remontant à l’âge du bronze moyen, de type trilobé et caractérisé par des solutions de construction particulièrement hardies. Non loin, on quitte la "Carlo Felice" pour se rendre au sanctuaire nuragique de Santa Cristina, constitué d’un temple à puits (XIe siècle avant J. C.) et célèbre pour la technique de taille raffinée et mise en œuvre des pierres basaltiques qui composent le grand escalier et le puits sacré à fausse coupole.

 

 

 

 

 

 

 
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