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Itineraire Cagliari Province Sardaigne |
LA PROVINCE DE CAGLIARI Pula - Uta - Villaspeciosa - San Sperate - Assemini - Muravera Villaputzu - Orroli Durée : une journée - Parcours : environ 105 Km  Ruins of Nora Pula De Cagliari, on parcourt la nationale SS 195 jusqu’à apercevoir à droite de la route le nuraghe Antigori, peu avant d’entrer à Sarroch (20 Km) où se conserve également le nuraghe Sa Dom’è s’Orku. Dans le premier nuraghe furent retrouvés les fragments en céramique mycénienne, témoignages des échanges commerciaux entre le peuple nuragique et les navigateurs de la région égéo-orientale. Arrivés à Pula (30 Km), on s’engage dans le boulevard qui en 3 Km conduit à l’antique ville de Nora, fondée entre le IXe et le VIIIe siècle avant JC par les Phéniciens, ville florissante pendant l’époque punique et romaine, elle fut toutefois abandonnée avant l’an 1000. Elle conserve encore des pavements de mosaïques et un théâtre romain. Tout près de la belle plage, un peu avant l’entrée des fouilles, se dresse l’église romane de Sant’Efisio, construite avant 1089, l’année où elle fut donnée par les juges cagliaritains aux moines bénédictins de Saint-Victor de Marseille. L’église marque le point d’arrivée de la procession des fidèles qui, chaque année pendant les premiers jours du mois de mai, accompagnent la statue de Sant’Efisio de Cagliari à l’endroit du martyre, avec la participation d’une grande foule en costumes traditionnels. En revenant en arrière d’environ 22 Km sur la nationale SS 195, on tourne à gauche en direction de Macchiareddu. Après environ 13 Km, on tourne à droite et on se dirige vers Uta en suivant les indications. Une fois arrivés dans la ville, on traverse le centre urbain vers la banlieue sud où se dresse l’église romane de Santa Maria, construite vers la fin du XIIe siècle avec les matériaux suivants : marbres de différentes nuances, pierre volcanique et surtout calcaire, avec des sculptures décoratives et symboliques de grand intérêt. En se dirigeant vers la nationale SS 130, on parcourt environ 5 Km en direction Villaspeciosa. A l’extrémité du centre urbain se dresse l’église romane de San Platano, documentée pour la première fois en 1135 entre les mains des moines bénédictins de Saint Victor de Marseille. Elle a un curieux plan à deux nefs terminant par une abside et séparées par des arcades posées sur des colonnes et des chapiteaux anciens. En s’engageant sur la nationale SS 130 en direction de Cagliari, plus ou moins à la hauteur de Decimomannu, on arrive à une bifurcation pour San Sperate et, après 10 Km, on rentre dans le centre urbain. C’est ici que Pinuccio Sciola, en 1968, a commencé son activité de muraliste et a projeté de transformer le centre en "cité-musée". L’initiative fut soutenue par de nombreux artistes italiens et étrangers parmi lesquels Foiso Fois, Primo Pantoli, Giorgio Princivalle, Gaetano Brundu. Les suggestifs "murales" virent donc le jour ; bien que s’inspirant aux formes figuratives latino-américaines et surtout aux Siqueiros, ils expriment la culture et les sentiments des campidanais. Grâce à l’Ecole Internationale de Sculpture de San Sperate, dont Sciola est le promoteur principal, la tradition artistique du pays est de nos jours encore bien vivante et son territoire est devenu un laboratoire de projet pour les artistes et pour les formes d’expression artistiques innovatrices et actuelles. En reparcourant la route vers Decimomannu, on s’engage sur la nationale SS 130 en direction de Cagliari et on tourne en direction du centre urbain d’Assemini. Derrière la belle église paroissiale de San Pietro, aux formes typiques du gothique catalan tardif, s’offre à nos yeux l’église de San Giovanni battista, d’époque byzantine, qui conserve jalousement les deux inscriptions en langue et caractères grecs remontant entre le Xe et le XIe siècle. On y trouve mentionnés Torcotorio archonte de Sardaigne, sa femme Getite et Nispella, épouse d’un autre Torcotorio : il s’agit des noms des juges cagliaritains les plus anciens et connus. |