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ITINÈRAIRE 1 CAGLIARI Durée : une journée En partant de la gare et en parcourant la via Roma vers le port, on trouve sur la gauche la Mairie de Cagliari, construite entre 1899 et 1907. Son style architectural s’inspire du gothique aragonais, largement diffusé en Sardaigne entre le XIVe et le XVe siècle, avec l’introduction de motifs floraux typiquement Liberty. La décoration intérieure fut confiée à de célèbres artistes sardes et, en particulier à Felice Melis Marini et Filippo Figari, qui eurent la tâche de s’occuper du décor de la Salle des Mariages et du Salon du Conseil. En sortant de la Mairie et en allant à gauche le long de la via Roma, on passe sous les arcades caractéristiques qui représentent l’une des promenades les plus typiques des Cagliaritains. Arrivés à la Darse, on se trouve face à Viale Bonaria où est situé le bâtiment du CIS qui fut projeté par Renzo Piano et édifié entre 1987 et 1992. En marchant le long de Viale Bonaria, on arrive au Col homonyme où se trouvent perchés au sommet le Sanctuaire et la Basilique de Bonaria. Le Sanctuaire, édifié par les Aragonais entre 1324 et 1326, se présente sous les formes typiques de l’architecture gothique-catalane. A l’intérieur se trouvent le très vénéré simulacre en bois de la Vierge de Bonaria (XVe siècle) et la peinture sur bois de La Vergine del Cardellino de Michele Cavaro (XVIe siècle). Un musée, juste à côté, abrite les œuvres d’art et les ex-voto des gens de la mer offerts au sanctuaire. La construction de la toute proche et beaucoup plus grande Basilique fut entreprise en 1704 d’après le projet de l’ingénieur militaire Felice De Vincenti, ensuite modifié par Giuseppe Viana en 1778. Elle fut complétée avec sa façade actuelle seulement en 1954. La Basilique se caractérise par l’utilisation de la pierre calcaire provenant du même col où, au pied, se trouve le Cimetière Monumental du XIXe siècle, qui côtoie le boulevard portant le même nom. On parcourt viale Cimitero pour arriver, en tournant à gauche dans la via Logudoro, à la Piazza San Cosimo où se dresse l’antique église de San Saturnino, consacrée au martyr cagliaritain qui fut décapité en 304 pendant les persécutions de l’empereur Dioclétien. Elle fut bâtie au VI°siècle sur plan cruciforme à coupole et restructurée au XIe siècle. En parcourant la via San Lucifero et la via Iglesias, on se dirige vers le quartier historique de Villanova et on s’engage dans la première partie de via Garibaldi jusqu’à la Piazza Costituzione où se trouve le Bastion de Saint Remy, qui fut édifié entre 1896 et 1902. Le Bastion se caractérise par le grand escalier monumental qui, en se séparant en deux rampes, part de la place et se relie à des terrasses, avec une promenade couverte qui côtoie le Viale Regina Elena. L’itinéraire reprend le long de Viale Regina Elena, communément appelé "Terrapieno", pour arriver aux Jardins Publics où se dresse la Galerie Communale d’Art. A partir de 2001 la Galerie, premier édifice de la Sardaigne à devenir siège muséal, accueille la prestigieuse Collection Ingrao, qui représente les plus grands maîtres italiens du XXe siècle. Vous pourrez admirer les œuvres de Umberto Boccioni, Giorgio Morandi, Filippo De Pisis, Mario Mafai, Felice Casorati et Mino Maccari. Une sélection de 74 œuvres de la Collection Civique est, en outre, exposée et signée par une série d’artistes allant de Francesco Ciusa à Giuseppe Biasi jusqu’à Maria Lai et Costantino Nivola, parmi les protagonistes les plus prestigieux de l’art sarde du XXe siècle. La fin de Viale Regina Elena conduit, par la porte homonyme, à la piazza Arsenale, qui fait partie du Château, le plus important des quatre quartiers historiques cagliaritains. De la place, on accède à la Citadelle des Musées, un complexe muséal moderne à l’intérieur de l’aire de l’Ancien Arsenal Militaire, qui abrite le Musée Archéologique National et la Pinacothèque Nationale. Le Musée Archéologique National rassemble les pièces datées de l’époque préhistorique à l’époque byzantine. on remarquera les statues de la Déesse Mère, les statuettes en bronze nuragiques, les bijoux phénico-puniques (parmi lesquels le célèbre collier en pâtes de verre retrouvé à Olbia) et les lingots de plomb de l’époque romaine. Dans la Pinacothèque est conservé un groupe de retables picturaux du XV -XVIe siècle et des toiles du XVII-XIXe siècle qui documentent l’histoire de la peinture sarde. Dans la Citadelle se trouvent, en outre, l’intéressante Collection de Céroplastiques Anatomiques de Clemente Susini et le Musée Siamese "Cardu", exposant les armes, les porcelaines et les objets de manufacture orientale. En franchissant la Porte Cristina du XIXe siècle, on se retrouve sur le viale Buoncammino, qui offre une vue spectaculaire sur le quartier historique de Stampace, jusqu’à apercevoir le grandiose Amphithéâtre romain (II°siècle après JC), avec ses escaliers partiellement creusés dans la roche, lieu idéal pour les concerts et les œuvres lyriques en plein air. Avec la Grotte de la Vipère, elle aussi creusée dans le tuffeau cagliaritain, c’est le monument le plus important que nous a laissé l’époque romaine. On revient sur ses pas jusqu’à la tour pisane de San Pancrazio (1305), projetée avec la tour de l’Eléphant (1307) par l’architecte cagliaritain Giovanni Capula pour protéger l’entrée nord du Château. En s’engageant dans la Piazza Indipendenza et en continuant le long de la via Martini, on arrive à la Piazza Palazzo où se dressent le Palais Royal et la Cathédrale de Santa Maria. Le Palais Royal, l’ancien siège des vice-rois ibériques et ensuite des piémontais (une série de beaux portraits du XVIII-XIXe siècle dans la Salle des Hallebardiers), accueillit occasionnellement la cour de la Maison de Savoie en exil entre 1799 et 1814. A la fin du XIXe siècle, il fut décoré par le peintre pérugin Domenico Bruschi comme siège de l’Administration Provinciale, avec des thèmes s’inspirant de l’histoire sarde et de la mythologie classique. La Cathédrale de Santa Maria, construite au début du XIIIe siècle par les pisans, devint cathédrale en 1258. Son clocher est le seul élément de la structure qu’on conserve de la construction romane. La chaire de Guglielmo est également datée de cette époque (réalisée entre 1159 et 1162) ; elle est arrivée de la cathédrale de Pise entre 1310 et 1312 et elle a été démembrée dans la deuxième moitié du XVIIe siècle à l’occasion de la restructuration baroque de la cathédrale cagliaritaine. A l’intérieur sont également conservées deux chapelles gothiques : la pisane est à gauche de l’autel et à droite l’aragonaise, construite après 1326 lorsque les catalans-aragonais conquirent l’île. Et toujours au XVIIe siècle fut réalisée la Crypte pour les reliques des saints et des martyrs sardes ; ici se trouvent les monuments funèbres néoclassiques de Marie Louise de Savoie, reine de France et du petit prince Charles Emmanuel de Savoie. Nous pourrons admirer à l’intérieur les autels baroques en marbres polychromes de valeur inestimable et les monuments funèbres des archevêques et vices-rois, le mausolée de Martino il Giovane, roi de Sicile, de beaux retables du XVIIIe siècle et des remarquables objets de culte en argent, en partie conservés dans l’adjacent Musée du Diocèse. En descendant vers le quartier historique de La Marina, on entre dans la via Manno et on tourne à gauche dans la via Baylle jusqu’à l’endroit où se dresse l’église de Sant’Agostino, édifiée à la fin du XVIe siècle et l’un des témoignages sardes les plus significatifs de la Renaissance. En sortant de l’entrée secondaire de l’église de Sant’Agostino, on se retrouve sur le Largo Carlo Felice, à remonter jusqu’à la piazza Yenne, lorsque celle-ci est dépassée, on s’engage dans la via Azuni qui termine sur la belle façade de l’église baroque de San Michele, bâtie pendant la deuxième moitié du XVIIe siècle par les Jésuites. La sacristie, dont les fresques sont l’œuvre du romain Giacomo Altomonte, est une pièce en style rococo qui se caractérise par la cohérence stylistique de tous ses objets en marbre, en bois et picturaux. |